Après l'effort collectif investi dans les départementales par le FN de l'Eure pour un
résultat excellent en nombre de voix mais évidement nul en termes de résultat
électoral, tant local que national, les propos de Jean Marie Le Pen chez Bourdin, réitérant le "détail
de l'histoire" et chez Rivarol contre la nouvelle ligne Mariniste n'arrive pas par
hasard : le statu quo ne pouvait pas durer !
Non pas à cause des frasques du Menhir, mais bien du fait récurent des mauvais résultats.
Certes il y a un "détail de l'histoire" du projet national et
patriote à régler : Jean Marie n'est évidement plus en situation de tenir son rôle car il ne représente plus du tout le FN d'aujourd'hui. Il a lui-même coutume de le dire : "malheur aux peuples dont les
chefs ont les mains molles". C'est triste à dire, mais c'est maintenant à Marine d'avoir les
mains fermes et de séparer son père du Front National. Dans des formes dignes, mais fermes. D'autant que l'atténuation du caractère familial de l'entreprise Le
Pen sera une bonne chose.
Au delà du symptôme, du drame de famille et de l'évènement médiatico-politicien
occasionné, ceci révèle que le FN est en crise de croissance et c'est une crise structurelle
autant que culturelle que confirme la constance des échecs électoraux enregistrés.
Il n'est pas faux de parler de crise d'adolescence puisqu'il s'agit bien d'accéder à un statut d'adulte politique seul apte à assumer une mission nationale à la tête de l'Etat, ou locale à la présidence d'un térritoire.