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lundi 4 mai 2015

Les femens, un détail de l'histoire bien embarrassant pour un premier ministre qui fait führer

Si on tolère les femens jouant au salut hitlérien en place publique, alors on tolère Dieudonné jouant de la quenelle en spectacle privé. Mais si on censure Dieudonné en tolérant les femens jouant au salut hitlérien en place publique, c'est qu'alors on confirme que la Shoah, et le nazisme, n'est bien qu'un détail de l'histoire des faux comiques comme des faux féministes, et finalement un détail de l'histoire des faux anti-antisémites comme Manuel Valls. Rions de tout, abusons de tout, rira bien qui rira le dernier !

Manu El Blanco a fait un bien mauvais calcul en laissant s'organiser le minable guet-apens du 1er mai, qui loin de nuire au FN, ne fait que le confirmer la où il est le plus solide : son statut de seul opposant au système, et de victime du cynisme comme de l'immoralité des classes dirigeantes.

lundi 13 avril 2015

Fabrique des sous-hommes : la nudité publique comme acte de revendication n'est-elle pas le symétrique de la violence terroriste ?

Les élus de la commune de Touillon-Loutelet (Haut-Doubs) s'affiche nus pour "communiquer" sur la limitation de vitesse à 30 km/h en ville. Lire l'article de l'Obs.
Nous pensons que ce réflexe dégradant téléguidé par la doxa libertaire participe en creux de la dialectique de la violence en général, et de la violence terroriste en particulier. Les deux procèdent de la société du spectacle, les uns se positionnant dans le festif comme victimes volontaires et démissionnaires, les autres dans le tragique comme bourreaux dominants et désespérés.

Car quelle est la valeur ajoutée d'une telle démarche ? sinon l'idée qu'il y aurait un fait transgressif susceptible d'impacter positivement l'attention du public visé ? Mais celui-ci est tellement banalisé qu'il est parfaitement conventionnel et inopérant au regard de l'objectif d'information : cette nudité n'a plus rien de captivant ni d'intriguant.

Si la vérité est toute nue, la nudité est toute fausse
Au fond c'est l'idée que le sérieux n'est pas communiquant donc n'a pas de valeur : peu importe le contenu, tout est dans la forme. Demander sérieusement de conduire de façon responsable ne serait pas efficace, il faudrait incarner cette demande et le faire dans la confusion de l'intime et du public, par la nudité exhibée et inatendue d'une autorité qui joue à cache-zizi.
Se mettre nu et plaisanter serait parler vrai et il faudrait ainsi s'impliquer pour être perçu.

L'ennuis c'est que le message perceptible est exactement inverse :
un maire déshabillé n'est plus un maire, une équipe municipale nue n'est plus représentative que quoi que ce soit sinon des motivations communes qui conduisent à l'infraction. On leur demandera si l'agent verbalisateur de leur police municipale va interpeller les contrevenants dans la même tenue. On en doute.